[ Couture ]

Celle qui s’était fait désirer

Hello par ici ! Je dois vous faire un aveu : je n’avais encore jamais cousu de pantalon. Après un essai plus ou moins fructueux de short, j’avais laissé tomber l’affaire. Et ça me paraît encore être la pièce la plus difficile à coudre… Alors quand on m’a proposé de tester la version salopette du Fut de Chut Charlotte, je me suis dit : « hmmm ça va être un sacré challenge… Mais pourquoi pas ! » Il faut dire que je rêve d’une salopette en jean depuis mes quinze ans, l’occasion était trop belle, c’était presque un signe du destin.

Voilà, j’étais embarquée dans l’aventure. Néanmoins, je partais avec des a priori sur la couture des pantalons : c’est difficile, tu ne trouveras jamais la bonne taille, tes fesses dodues ne passeront pas la ceinture, la fourche sera trop grande pour ta petite stature, tu t’embarques dans une sacrée galère… Eh bien, autant vous spoiler la fin de l’histoire tout de suite : OUI, j’ai quand même bien galéré, et certaines de mes craintes se sont confirmées.. MAIS avec de la volonté, on y arrive !

La version que vous voyez est en réalité mon quatrième essai. J’ai cousu une première version ratée taille 46, deux toiles dans d’autres tailles puis celle-ci en 46/52 (46 pour le haut, 52 pour la ceinture). Quand je teste un patron, je n’ai évidemment pas les mêmes « lunettes » que quand je suis une cliente utilisant la version finale d’explications commercialisées. Les péripéties font partie du jeu, je n’en tiens pas rigueur à Chut Charlotte.

Ce que je retiens par contre de tout ça, c’est que coudre une toile est une étape indispensable pour trouver la bonne taille. J’ai cousu les miennes dans du vieux coton qui traînait dans mon placard depuis des lustres. Je n’ai même pas réalisé les jambes en entier, ça ressemblait plutôt à des shorts (quand on coud une toile, on cherche à vérifier que la coupe tombe juste, ce n’est pas forcément la peine de faire tout le vêtement).
Pourquoi en passer par là? Parce que bien que j’aie repris toutes mes mesures scrupuleusement, ma morphologie tout en rondeur ne rentrait pas dans les cases, et c’est en essayant plusieurs tailles que j’ai pu trouver celle qu’il me fallait.

Ma copine Emma de Pop Addict Normandie m’a sinon donné une bonne astuce : se créer un patron de pantalon sur-mesure (= une projection à plat de la forme de sa jambe), grâce par exemple au livre Les patrons de base sur mesure de Teresa Gilewska, et vérifier que son propre patronage rentre bien dans le patron du pantalon souhaité. Elle détaille tout dans une vidéo sur son IG TV, que je vous invite à visionner si cela vous intéresse. Cette méthode m’a l’air radicalement efficace, je compte la mettre en œuvre une prochaine fois, ça me fera certainement gagner du temps.

Une fois le problème de taille réglé, tout roule ! Les explications sont claires, et accompagnées de schémas. Le passepoil est en option, si la pose vous fait peur, vous pouvez sauter cette étape, mais quel dommage ! La ceinture est ce qui fait tout le charme de ce modèle, et le passepoil vient souligner chaque découpe. Personnellement j’utilise le pied à fermeture éclair, et je déplace mon aiguille au ras extérieur de la couture du passepoil : le résultat est parfait, mais je sais que toutes les machines à coudre n’offrent pas cette possibilité. Ce qui me pose toujours plus de difficulté, c’est le zip invisible, quoique je ne m’en suis pas trop mal sortie sur ce coup-là. J’ai aussi choisi de finir la doublure de ma ceinture à la main pour avoir quelque chose de totalement invisible sur l’endroit comme sur l’envers. Autre info : j’ai réduit les jambes de cinq centimètres pour mon 1m60, mais je n’ai pas touché à la fourche.

Comme je vous le disais plus haut, je voulais du jean mais je ne savais pas trop sur quel type je pouvais partir, n’en ayant jamais cousu auparavant. J’ai donc choisi un peu au hasard cette toile de poids moyen, sans aucune élasthanne : erreur ! Un peu d’élasticité dans le tissu m’aurait permis d’obtenir un résultat plus moulant, en gagnant en souplesse dans le mouvement. Là, j’ai été obligée de laisser une bonne marge au niveau des jambes pour pouvoir me plier, me baisser, etc… Je retiens la leçon pour la prochaine fois !

Que dire finalement de cette salopette ? Je l’adore ! Elle est jolie, girly, elle brille, je suis à l’aise dedans et elle me donne le sourire ! Et puis je peux dire avec fierté : je l’ai enfin, ma salopette ! Et en plus, c’est moi qui l’ai faite !

J’ai repéré un joli lin froissé dans lequel je me ferais bien une version salopette-short pour l’été, affaire à suivre…

Modèle : Le Fut version salopette, Chut Charlotte
Tissus : jean et coton fleuri Ikatee, boutons paillettés dorés La Droguerie

9 réflexions au sujet de “Celle qui s’était fait désirer”

  1. Ohhhh elle est juste trop belle, j’adore ! Vraiment un grand bravo à toi !!! Je ne savais pas que tu connaissais Emma alias POPAddict 😍…
    J’ai complètement occulté la couture depuis mon déménagement mais tu me donnes envie de reprendre !
    Bisous bisous

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