Tu envisages sérieusement de te mettre au tricot ou au crochet ? MAUVAISE IDEE. Voici 6 bonnes raisons de ne surtout pas commencer.
- Tricoter (ou crocheter) prend du temps. Un temps monstre. Je ne plaisante pas, compte des heures pour un snood, des jours pour une pochette, des semaines pour un pull, des mois pour un plaid… Sans parler des « projets boulets » que tu vas te traîner sur plusieurs années… Oublie les séances de gym et les cours d’italien, ce hobby va monopoliser tout ton temps libre. Tu auras toujours un ouvrage dans ton sac pour optimiser chaque minute perdue dans les transports en commun ou dans les salles d’attente. Une vraie obsession ! Et si tu fais partie du commun des mortels, le pire t’attend : tu n’auras pas terminé un projet que tu en démarreras un autre, puis un autre… La liste de tes encours va s’allonger, tout comme ta wish-list qui n’en finira plus. De quoi t’occuper pendant quatre vies, bonjour la frustration.

- Ca va te coûter un bras. La laine n’est pas donnée, tu t’en rendras vite compte. Faire soi-même revient bien plus cher que d’acheter dans le commerce, contrairement à ce que l’on pense. Tu veux te faire ce super joli pull repéré chez Phiphi? Tu en as au minimum pour 60 balles. Gloups. Heureusement pour ton porte-monnaie, tu finiras par découvrir d’autres marques au super rapport qualité/prix, et tu développeras de façon générale une grande capacité d’anticipation lors des soldes et autres périodes de promotion : « mais chérie, pourquoi as-tu ENCORE acheté de la laine ?! Tu as déjà trois projets en cours et un stock pour les deux ans à venir !! » « mais ça n’a rien à voir voyons, il y avait de bonnes affaires : j’ANTICIPE ». Puis viendra le moment où tu voudras tester les laines artisanales, et là… Ca sera le pompon. Compte entre 15 et 25 euros l’écheveau de mérinos trop-joli-trop-doux (il faut bien rémunérer les génies du fil qui les confectionnent avec amour).

- Tu vas y laisser ton autre bras : comme tu vas devenir accro, on ne pourra plus t’arrêter. Tu vas enchaîner les projets plus vite que l’éclair : le top, le sac, la trousse, le bonnet et PAFF la tendinite. Surtout au crochet (ça ne pardonne pas, le crochet). C’est statistique, ton poignet ne pourra pas résister à un usage aussi intensif… Tu auras gagné « 15 jours de repos » prescris par le médecin, un sevrage temporaire absolument insupportable pour un(e) tricopathe. Que dire des autres risques majeurs ? La chute douloureuse à cause de la satanée pelote qui roulait par terre, la crise d’apoplexie à la vue d’une simple mite, le stress continue du au nombre d’encours qui augmente… Autrement dit, le tricot peut être nocif pour la santé, gare à toi (et à ton entourage… dis, tu ne comptais faire de mal à personne avec cette aiguille ?!).
- au bout de quelques mois, il faudra sérieusement étudier la possibilité de déménager. Tu te souviens de toutes les pelotes pour lesquelles tu as « anticipé » ? Oui, eh bien il faut à présent songer à les ranger quelque part… Ca commence doucement avec ton placard personnel, puis la gangrène s’étend au bac sous le lit, à la chambre d’amis, au buffet du salon… Honteuse, tu finis par glisser quelques pelotes derrière la télé et sous le panier du chat. Bientôt tu n’as absolument plus de place, ta famille étouffe et toi tu rêverais d’une pièce en plus pour y faire ton atelier.

- Ton réseau social va se métamorphoser. Il faut préciser ici que tu vas devenir un ovni pour ton entourage, tu seras « celui/celle qui tricote », la personne un peu bizarre qui s’entend étrangement bien avec les plus âgés d’entre nous. Tu vas donc chercher autour de toi d’autres personnes qui comprennent, elles. Au début, on a besoin d’aide sur des points techniques (pas facile de commencer le tricot ou le crochet tout seul), puis rapidement on a tout simplement envie de partager notre nouvelle passion. Du tricothé au tricot-mojitos, tu ne voudras pas louper un seul rendez-vous. Peut-être en organiseras-tu toi-même quelques uns ! Et viendra le moment où tu sortiras à tes proches la fameuse excuse du « désolée, je ne peux pas, j’ai tricot » – là, tu auras touché le fond. Au fil du temps, ô malheur : tes tricopines deviendront des amies, et tu les verras tout le temps, pour n’importe quel prétexte, et même juste « pour le plaisir d’être ensemble ». Beurk. Pour ce qui est de ta famille… A force de leur couper la parole avec tes « chut, je compte mes mailles » ou autres « deux minutes, je termine mon rang », tu risques quelques scènes de ménage.

- c’est la porte ouverte à tous les DIY : bah ouais, ça commence avec le tricot, puis tu débutes la couture, le macramé, le cardage de laine, les cosmétiques faits maison et ça finit avec de la peinture sur porcelaine… Quand la folie du DIY entre en toi, elle n’en ressort plus et tu veux soudain tout faire toi-même : tu cèdes à la mode des « garde-robes capsules », à la déco scandinave et aux cadeaux de Noël 100% faits main. Et crois moi, tu n’as pas envie d’une collection d’assiettes en porcelaine, vraiment pas.
Voici donc les raisons pour lesquelles tu ne dois absolument pas commencer le tricot (ou le crochet). Si c’est déjà trop tard pour toi, tout ira bien, tu n’es pas seule : rejoins nous sur le groupe de soutien La créativité est un état d’esprit.
Merci à Hélène, Elodie, Marie-Eve, Sylvie, Marion, Coralie, Martine, Anne-Laure, Céline, Virginie, Mélanie, Zin, Estelle et Sandra pour leur participation à la réflexion autour de cet article sur le groupe !






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