Bonjour, bonjour 🙂 Ma maman m’a fait un joli cadeau ce week-end : un atelier de linogravure, toutes les deux ! Ca s’est passé à l’URDLA, à Villeurbanne, avec Jacob Debord.

Avec cette technique, on vient graver une plaque de linoléum à l’aide de gouges. J’ai retenu de l’atelier que le linoléum (le vrai, pas les sols plastiques que l’on pose de nos jours) est un matériau sain et écologique, conçu à base d’huile de lin et de poudre de liège notamment. Quant aux gouges, il en existe de différentes tailles et différentes formes : en U, en V, en I (complètement plates). On les choisit évidemment en fonction de la quantité de matière que l’on veut retirer, et de la forme des traits à conserver.

Il y a deux choses importantes à garder en tête : le motif sera imprimé en négatif. Autrement dit, c’est ce que l’on grave qui apparaîtra en blanc, la couleur va se déposer sur le relief de la plaque.
Et par ailleurs, le motif va s’imprimer à l’envers : ce qui est gravé à gauche sera imprimé à droite. C’est essentiel, surtout si l’on écrit du texte !

J’avais préparé mon dessin spécialement pour l’atelier, l’avais travaillé, encore et encore, d’abord dans mon carnet de croquis, puis sur Illustrator. Je le maitrisais donc plutôt bien, et pourtant, j’ai été surprise par le résultat. Le procédé est assez magique 🙂

Le jour J en effet, il m’a fallu lâcher prise. On commence par décalquer et reporter le dessin sur la plaque. J’ai renoncé à certains détails, trop précis et donc trop risqués pour la suite.

Puis il y a eu la gravure, et forcément, les choses se compliquent. Le choix de la forme de la gouge, la pression exercée sur la plaque formant un trait plus ou moins profond, et le contrôle de ses propres gestes sont autant de paramètres qui changent le motif de base. Pas simple de rester bien régulière, ni de former des arrondis bien marqués, notamment les pétales des marguerites. Bien sûr, à un moment, ma gouge a ripé, gravant ma plaque par erreur pile là où il ne le fallait pas.. Eh bien tant pis, ça fait partie du jeu.

Et enfin, c’est le grand moment : l’impression ! Nous avons utilisé une encre à base d’eau. Quelques passages de rouleaux, avant de passer à la presse… Pas le temps de trop réfléchir, l’encre sèche rapidement. On place la plaque encrée, le papier, « le matelas de protection » et c’est parti, on actionne la presse.

Et c’est là que la magie opère : toutes ces variables se combinent et on découvre le résultat, les yeux pleins d’étoiles.

Il m’a fallu plusieurs tirages (et l’aide précieuse de Jacob, c’est certain) pour obtenir une affiche parfaite. Encrage inégal de la plaque, traits involontairement comblés par l’encre.. les premiers tirages ont leur charme, mais le dernier est parfait.

J’ai passé un super moment et je renouvellerai l’expérience, c’est certain !

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